Reine de Dijon met la moutarde en majesté

DATE DE PUBLICATION

On ne compte plus que 4 moutardiers en région Bourgogne, dont Reine de Dijon, qui revendique avec fierté son savoir-faire, sa créativité et surtout son identité bourguignonne et dijonnaise.

Ils étaient plus de 300 il y a un siècle. Il en reste quatre aujourd’hui en terre de Bourgogne. Quatre maisons qui sont protégées depuis 2009 par l’Indication Géographique Protégée “Moutarde de Bourgogne”. Contrairement au terme “moutarde de Dijon” qui est seulement une dénomination générique, non protégée juridiquement. Cette dernière est d’ailleurs rarement produite en France car en fait, elle décrit simplement une méthode de fabrication.

Cela fait maintenant plusieurs années que la filière se bat pour réhabiliter la culture des graines de moutarde en France et augmenter sa production. Car, en effet, selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), la production des graines de moutarde est surtout le fait de l’Asie et de l’Amérique du Nord aujourd’hui. En Europe, les quatre plus gros producteurs de graines de moutarde étaient en 2021 la Russie (144 600 tonnes), l’Ukraine (19 920 tonnes), la France (10 000 tonnes) et la Serbie (2 432 tonnes). Mais on est très loin derrière le Népal, premier producteur mondial avec 220 250 tonnes et aussi le Canada, premier exportateur du monde (60 532 tonnes).

La pénurie due à la sécheresse, et depuis 2022 à la guerre entre la Russie et l’Ukraine ont asséché les importations. Et relancé la filière moutarde française. L’Association Moutarde de Bourgogne (AMB) rassemble ainsi un pôle recherche, un pôle production et un pôle transformation, au sein duquel on retrouve les industriels moutardiers : Unilever, Reine de Dijon, Moutarderie Fallot, Européenne de Condiments et Charbonneaux-Brabant.

L’IGP Moutarde de Bourgogne est accordée à un condiment avec des graines de Bourgogne, du vin blanc sous appellation d’origine de Bourgogne et lorsqu’elle est transformée en Bourgogne. Avec plus de 160 cultivateurs, la production de la région représente 20% des besoins des transformateurs de l’AMB.

(Photo: LC/Cleverdis)

Reine de Dijon, ambassadrice de la moutarde de Bourgogne

Ce sont ces critères de qualité qui s’appliquent à Reine de Dijon, qui était présente sur le salon Gourmet Selection. L’entreprise est née en 1840 et elle reste l’une des plus grandes moutarderies de France avec 190 employés.

Depuis 1998, elle est une filiale du groupe allemand Develey, une entreprise familiale spécialisée dans la fabrication de la moutarde (notamment la célèbre Löwensenf) et des condiments. “On a conservé notre identité, notre savoir-faire et surtout nos valeurs, raconte Alain Prothiau, chef de secteur. On a toujours innové. On était par exemple les premiers à lancer une moutarde bio en 1998. Et nous avons une vraie démarche écoresponsable et durable.”

La marque est fière de son ancrage dans le terroir. Le condiment de base est exclusivement fabriqué avec des produits français. “Nos pots, nos capsules et même nos étiquettes sont fabriqués par des entreprises en France. On est aussi la première gamme de moutardes sans conservateur, sans colorant et sans arôme artificiel depuis 2020”, précise encore Alain Prothiau.

Au catalogue de Reine de Dijon, on trouve une quinzaine de références, dont certaines se déclinent dans différents formats. Avec des éditions limitées comme cette année la moutarde d’automne à la belle couleur orangée. La préparation intègre 10% de jus d’orange sanguine concentré, 3% de miel, concentrés végétaux de paprika et carotte, et de nombreuses épices qui lui donnent un très léger goût de curry.

Justement, dans les saveurs originales, Reine de Dijon proposera, en 2024, quatre nouvelles moutardes au goût unique : une mojito, une curry et noix de coco, une cèpes et ail, ainsi qu’une au miel, thym et citron. Les douze saveurs de Reine de Dijon sont toutes certifiées 100% graines françaises. On trouve ainsi Reine de Dijon dans les épiceries fines et de luxe, pas seulement en France mais dans plus de 50 pays. De quoi contenter la Reine de Dijon, si elle existait réellement !


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *